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Expos, musées, théâtre cycles ciné : que faire à Paris... et ailleurs !

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Trucs à voir et visiter

  • Le temps d'un week-end

Meung sur Loire : Château de Meung-sur-Loire - Arboretum des prés de Culand et parc départemental des Courtils des Mauves - Jardins de Roquelin.
A moins de deux heures de route de Paris, juste après Orléans.

  • A la journée

Château de Saint-Jean-de-Beauregard : dans l'Essonne, à l'ouest de Fontainebleau, château et grand parc, avec notamment un des plus beaux potagers de France. Visites du 15 mars au 15 novembre, les dimanche et jours fériés.

Château et jardins de Courances : dans l'Essonne,à l'ouest de Fontainebleau. Week-ends et jours fériés du 6 avril au 3 novembre, château fermé en juillet-août.

Château d'Anet : au sud de Pacy-sur-Eure. Visite guidée du château, parc ouvert uniquement pour les journées du Patrimoine.

Château de Gaillon : au bord de la Seine, au sud des Andelys. Considéré comme le premier château de la Renaissance Française. Ouvert d'avril à octobre, tous les jours sauf mardi.

Château de la Roche Guyon : sur la boucle de Seine au nord de Mantes-la-Jolie, juste avant Giverny. 1h de route depuis chez moi.


  • Une simple visite :


91, rue Lecourbe : Eglise Saint-Séraphin de Sarov

Musée de la Grenouillère, à Croissy (mercredi et dimanche, 14h30 - 18h)
Musée Fournaise, sur l'île de Chatou (mer/jeu/ven : 10h-12h et 14h-18h - sam/dim : 11h-18h)
Musée Tourgueniev, à Bougival (d'avril à octobre inclus, samedi 14h-18h, dimanche 10h-18h)
Musée-Promenade de Marly-le-Roi (mercredi à dimanche, 14h-17h30)
Musée des années 30, à Boulogne-Billancourt (mardi au dimanche, 11h-18h)
Musée Roybet Fould (mercredi à dimanche, 10h30 - 18h) et pavillon des Indes (sur réservation), à Courbevoie
Musée Paul Belmondo, à Boulogne-Billancourt (14h - 18h en semaine sauf lundi, 11h - 18h le week-end)
Musée Rodin, à Meudon (vendredi à dimanche, 13h - 18h)
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Voyage en Norvège : de Bodø aux Lofoten (11 mai 2019)

On pourrait croire, comme ça, que j'ai complètement perdu le mojo pour raconter ma vie en images sur ce journal, mais si le temps fait défaut, si j'ai accumulé un retard désormais à peu près impossible à combler, mes chroniques de voyage me manquent... et manquent à la complétude de mes souvenirs.
Dans deux jours, je repars vers le sud... et me prend l'envie de raconter un peu le nord. Il n'y aura peut-être plus grand monde ici pour le lire, mais au moins moi... et l'essentiel est là !

Le 10 mai 2019, je m'envolais en compagnie de mon père et deux amies en direction des îles Lofoten. Là haut, tout là haut, au-dessus du cercle polaire arctique, cet archipel qui pointe son long nez vers l'ouest dans la mer de Norvège. Là bas, tout là bas, ça fait un bout de voyage : il faut prendre un premier avion pour Oslo, puis un secod pour Bodø, puis un ferry pour Moskenes, vers la pointe sud de l'archipel. Un peu trop pour tout enchaîner d'un coup avec les aléas des vols : nous avons donc passé une première nuit à Bodø, le 10, puis enchaîné sur une journée de découverte des alentours avant d'embarquer vers les îles en milieu d'après-midi, le 11.

Bodø même, en grande partie détruite par les bombardements en 1940, n'a rien de particulièrement passionnant. On y trouve un musée de l'aviation, que nous ne prendrons pas le temps de visiter, un centre-ville moderne, un port de plaisance et de pêche... Le mieux est encore de prendre la voiture pour aller se balader alentour.
Sur les hauteurs au nord de la ville, tout d'abord, où quelques lacs en enfilade mènent à un beau point de vue - l'île de Landegode en arrière-plan.




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Lectures 2019

Combien de livres, cette année ?
70. Exactement comme l'an dernier - je tiens le cap malgré mon passage à temps complet au boulot ! (Ce sont les chroniques et les photos qui pâtissent, en revanche...)

Des découvertes particulières ?
Le cycle de la Passe-Miroir de Christelle Dabos - mon grand coup de coeur de l'année pour son univers complexe, son intrigue passionnante et ses personnages délicieux.
Mais aussi la très attachante série des Montalbano d'Andrea Camilleri, dont je me suis boulimiquement enfilée une bonne partie au printemps.
Les délicieuses Scènes de la vie de bohême d'Henri Murger, qui ouvrent vers un XIXe siècle beaucoup plus fantaisiste qu'on a l'habitude de le lire.
Mona Chollet et ses passionnants essais qui donnent envie de débattre jusqu'au bout de la nuit.
Sylvain Tesson, que j'avais envie de lire depuis longtemps et à qui j'ai beaucoup accroché.
L'Irlandais Joseph O'Connor et l'écossais Mick Kitson, pour mes deux dernières et excellentes lectures de l'année.

Quelques ratios ?
11 oeuvres de non fiction sur 70 lectures (mieux que l'an dernier !)
Auteurs originaires de 13 pays (17 français, 7 anglais, 5 américains, 1 autrichien, 1 canadienne, 1 italien, 1 suisse, 1 portugais, 1 sénégalais, 1 belge, 1 irlandais, 1 écossais et un... anatolien de langue grecque antique)
17 auteurs féminins (21 titres) / 22 auteurs masculins (49 titres)
20 auteurs francophones / 39 (25 titres / 70)

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Un an de films - 2019

Côté cinéma, l'année avait commencé sur les chapeaux de roue... puis le trop-plein de travail de l'été, le voyage au Portugal de septembre et les grèves du début de l'hiver ont sévèrement réduit mes occasions de me faire une toile.
Au total, tout de même 39 films, dont je retiendrai particulièrement :

- Sibel, de Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti. Très beau film féministe, sauvage, rebelle, poétique et subtil en même temps, porté par le magnifique personnage de cette jeune turque muette en butte à l'hostilité croissante de son village, arpentant obstinément la montagne à la recherche d'un loup...
- Us, de Jordan Peele. Délicieusement dérangeant et ambigu, dont on peut filer des métaphores et discuter à l'infini.
- Parasite, de Joon-ho Bong, qui maintenant que j'y pense n'est pas sans certaines similitudes avec le précédent : l'intrusion des autres, dérangeants et dangereux, dans une famille en apparence parfaite, le mélange d'humour et de noirceur, la mise à sac des apparences, le basculement vers la violence et la folie.
- Les oiseaux de passage, de Ciro Guerra et Cristina Gallego. Thriller, western, épopée, drame social... un film superbe sur la naissance des cartels de la drogue en Colombie, où la poésie se mêle à la violence avec beaucoup de puissance.
- Bacurau, de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles. Insolite et jubilatoire mélange de western, de drame social et de science fiction.
- Le château de Cagliostro, de Miyazaki - pas vraiment un film de l'année, puisque le premier de l'auteur, mais ressorti en salles au mois de juin. Le sens poétique, l'imagination débridée, y sont déjà présents, mais mêlés à un joyeux humour loufoque à la City Hunter, pas toujours très fin mais très drôle.



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Lectures 2018

Combien de livres, cette année ?
70. Soit 4 de moins que l'an dernier. La faute à l'interminable Moby Dick, dont je garde des images superbes mais une pesante sensation de longueur.

Des découvertes particulières ?
Côté auteurs contemporains, Ariel Holzl, jeune auteur de fantasy "young adult" français, dont l'imagination inspirée et l'esprit caustique méritent d'être découverts. La belle plume de Laurent Gaudé, que je voulais lire depuis longtemps. L'inspiration historique pleine de charme et de mélancolie de Chantal Thomas.
Deux grands coups de coeur : Mille petits riens de Jodi Picoult (un livre particulièrement fin et intelligent sur la question du racisme aux Etats-Unis) et De Purs hommes, de Mohamed MBOUGAR SARR (énorme claque, superbement écrite, sur l'homosexualité au Sénagal)
Côté classiques, Paul Féval, que je n'avais peut-être jamais lu et que j'ai découvert avec beaucoup de plaisir. Le Bossu, surtout, est absolument formidable !

Quelques ratios ?
4 oeuvres de non-fiction / 7 lectures (mauvais !)
34 titres en traduction, 3 en vo, 33 francophones dont un belge et un sénégalais (grand retour de la langue française par rapport à l'an dernier)
18 auteurs féminins (22 titres) / 35 auteurs masculins (48 titres) - je reste à peu près dans les mêmes pourcentages.

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Un an d'expos : 2019

Retour sur les expos vues cette année. Beaucoup de très belles choses, dont certaines sont encore en cours.
Je recommande chaudement les deux expos napolitaines du Petit Palais (Vincenzo Gemito et Luca Giordano, qui s'enchaînent à meveille) et L'âge d'or de la peinture anglaise, au musée du Luxembourg.

1. Eblouissante Venise. Venise, les Arts et l'Europe au XVIIIe siècle - Grand Palais ♥♥
Vue le 6 janvier avec maman

2. Il était une fois Sergio Leone - Cinémathèque de Paris. ♥
Vue le 13 janvier avec Laure et Cécilia

3. Edward Burne-Jones - Tate Britain ♥♥♥
Vue le 25 janvier avec Féli et Steph

4. Peintures des lointains - Musée du quai Branly ♥
Vue le 3 février avec Tara et Laure

5. Fernand Khnopff (1858 - 1921), le maître de l'énigme - Petit Palais ♥
Vue le 2 février 2019 avec Tara, puis le 10 mars seule

6. Portrait d'une maison. Chez Victor Hugo, Hauteville House - Maison de Victor Hugo
Vue le 14 avril

7. Génération en révolution, dessins français du musée Fabre (1770 - 1815) - Musée Cognacq-Jay
Vue le 5 mai

8. Les nabis et le décor - Musée du Luxembourg - terminée ♥
Vue le 2 juin

9. La lune. Du voyage réel aux voyages imaginaires - Grand Palais ♥♥
Vue le 16 juin avec Laure

10. Poison - Palais de la Découverte
Vue le 28 juillet

11. Paris romantique 1815 - 1848 : les salons littéraires - musée de la vie romantique
Vue le 10 août avec maman

12. Paris romantique 1815 - 1848 - Petit Palais ♥
Vue le 25 août avec Laure

13. Back Side, dos à la Mode - Musée Bourdelle ♥
Vue le 13 octobre avec Cécilia

14. Les derniers feux du palais de Saint-Cloud - Musée des Avelines, Saint-Cloud, jusqu'au 23 février 2020
Vue le 24 novembre

15. Vincenzo Gemito, le sculpteur de l'âme napolitaine - Jusqu'au 26 janvier 2020 ♥♥
Vue le 30 novembre avec Tara

16. Luca Giordano (1634 - 1705), le triomphe de la peinture napolitaine - Petit Palais, jusqu'au 23 février 2020 ♥
Vue le 30 novembre avec Tara

17. Ne les laissez pas lire ! - BNF - terminée
Vue le 1er décembre avec Tara

18. Sempé en liberté - Atelier Grognard, Rueil, jusqu'au 31 mars 2020 ♥
Vue le 8 décembre.

19. L'âge d'or de la peinture anglaise - Musée du Luxembourg, jusqu'au 16 février 2020 ♥♥
Vue le 15 décembre avec maman

20. Balzac et Grandville, une fantaisie mordante - Maison de Balzac, jusqu'au 13 janvier 2020
Vue le 21 décembre.
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Andalousie : dernière journée, autour de Torremolinos

Dimanche 29 octobre, il nous reste encore un bon bout de journée avant de reprendre l'avion. Un bout de journée pour lequel nous n'avons pas de plans précis, et c'est un peu au hasard des cartes que nous jetons notre dévolu sur le castillo monumento de Colomares, un truc-qu'on-sait-pas-trop-ce-que-c'est-mais-qui-a-l'air-pittoresque, situé plus ou moins sur la route vers l'aéroport.
Le truc en question se révèle être un château de fantaisie improbable, quelque part entre le palais de la Belle au Bois Dormant et celui du facteur Cheval, conçu bien moins comme habitation que comme mise en scène artistique de l'histoire espagnole. Une curiosité un peu kitsch qui mérite assurément le coup d'oeil si vous passez dans le coin !




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Station Eleven - Emily St. John Mandel

Emily St. John Mandel - Station Eleven (2013 / Payot et Rivages, 2016)

Tout commence par la mort d'un acteur, sur la scène d'un théâtre de Vancouver. En pleine scène de folie, le roi Lear s'effondre, terrassé par une crise cardiaque malgré l'intervention inspirée d'un spectateur, sous le regard d'une petite fille qui jouait ce soir-là un fantôme, le souvenir obsédant de l'enfantine Cordelia.
La mort et les fantômes... le souvenir obsédant de ceux qui ont disparu : il n'y aura bientôt plus que cela. Car ce même soir, une épidémie foudroyante arrivée par avion de Géorgie se répand dans les hôpitaux de la ville. En déborde déjà, impossible à contenir, impossible à soigner. Dès le lendemain, la débandade générale aura déjà commencé. Et quelques jours plus tard, l'humanité sera sur les routes, en fuite, agonisante, la civilisation déjà terrassée.

Vingt ans plus tard, dans un monde dépeuplé, sans électricité, sans lois, sans frontières mais débordant de souvenirs - ceux du monde irréel qui existait avant, ceux des années horribles qui ont commencé l'après - celle qui fut autrefois la petite Cordelia joue toujours Shakespeare dans une troupe itinérante, famille un peu bancale de comédiens et de musiciens qui tourne dans la région des Grands Lacs, d'une communauté de survivants à l'autre. Dans ses bagages les deux premiers volumes d'une bande dessinée de science-fiction, narrant la survie à bord d'une petite communauté-planète réfugiée au fin-fond de l'espace... Station Eleven : un roman graphique édité à compte d'auteur, avant la catastrophe, jamais vraiment publié, qui fut l'oeuvre d'une vie depuis longtemps disparue. Un de ces fils rouges ténus qui relient l'avant à l'après, les morts aux vivants, qui relient les uns aux autres des êtres qui ne se sont pourtant presque jamais connus. Un acteur célèbre hanté par ses échecs et ses remords, ses ex-épouses trop nombreuses, son fils tant et mal aimé, la petite comédienne qui assista à sa mort, l'homme qui tenta de lui sauver la vie, son meilleur ami nostalgique, un mystérieux prédicateur à moitié fou, et dangereux, auquel la troupe de la Symphonie Itinérante va se retrouver confrontée.

Autant d'existences dont l'auteur mêle les trames avec une maîtrise impressionnante, oscillant sans cesse d'un côté à l'autre de la catastrophe, modelant en miroir le passé et le devenir, le destin des disparus et celui des survivants. Ce qui s'est échoué et ce qui continue. Il y a là, très forte, cette ambiance délétère, fascinante, qui fait le charme trouble des histoires d'apocalypse, mais doublée d'un réalisme parfois glaçant et d'une sensibilité très fine aux petits détails qui donnent corps et sens au monde, aux choses, aux êtres, aux sentiments. A l'horreur aussi bien qu'à l'espoir et à la beauté qui survit, malgré tout.
Le résultat est quasi hypnotique, sans doute l'un des textes les plus percutants que j'ai lus depuis longtemps, l'un des plus riches et profonds que j'ai lus sur ce thème.
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Challenge solidaire / Les amours d'Odon et Fulvia - Edith Wharton

Vu mon peu de motivation à chroniquer mes lectures, j'hésitais grandement à me réinscrire à un challenge Babelio... jusqu'au moment où je suis tombée sur le challenge solidaire 2019 - "Des classiques contre l'illettrisme"
Le principe : une liste prédéfinie de 30 auteurs "classiques", une lecture par auteur (titre au choix du participant), et pour chaque lecture chroniquée, 10 centimes reversés à une association de lutte contre l'illettrisme. De 1 à 30, on lit le nombre d'auteurs que l'on veut. Pas mal pour se remotiver à écrire un peu, non ? Et comme les auteurs coïncident au moins partiellement avec le challenge XIXe siècle, ma foi... autant se réinscrire aussi à celui-là !



Edith Wharton - Les amours d'Odon et Fulvia (The Valley of Decision) (1902 - Flammarion, 2016)
(1er titre pour le challenge solidaire 2019 / 1er titre pour le challenge XIXe siècle 2019)

Les amours d'Odon et Fulvia, ce sont peu ou prou, de manière symbolique, les amours - nécessairement complexes et contrariés - de l'aristocratie d'Ancien Régime et des idéaux socio-politiques des Lumières.
Nous sommes en Italie, dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Odon Valsecca, fils de cadet de famille, grandit dans une ferme puis dans le château montagnard d'un grand-père encore très féodal - paternalisme rude mais attentif à ses terres et ses gens.
Le vent tourne, les destins se font et se défont. Voici bientôt l'adolescent désigné comme héritier potentiel du petit duché de Pianura, envoyé à Turin pour y recevoir une éducation digne de son rang. Il y découvre l'aristocratie de cour, figée dans l'apparat, la dévotion frivole et les plaisirs superficiels, laissant ses terres partir à vau-l'eau. Il y rencontre Alfieri, pas encore poète mais déjà attiré par la pensée nouvelle, qui lui fait découvrir les philosophes, l'introduit dans le petit cercle clandestin des savants assez audacieux pour braver les interdits de l'Eglise à la recherche de la Vérité. Parmi eux, le passionnant professeur Vivaldi et sa fille Fulvia, aussi belle qu'instruite, dont le charme naturel, l'intelligence et la simplicité, détonent superbement sur les beautés à la mode. Leurs conditions respectives ne peuvent les faire ni époux ni amants, ils seront à peine camarades, mais elle le fascine et contribue, dans l'ombre, à modeler ses idéaux et ses aspirations.
Hélas, l'Italie de ce temps n'est pas libre, loin s'en faut, les libre-penseurs sont bien mal vus, surtout lorsqu'ils risquent d'influencer un jeune homme de grande famille. Des yeux épient dans l'ombre, le danger guette ceux qui osent penser autrement... et Odon lui-même s'apercevra à ses dépens que le libéralisme est une voie de plus en plus périlleuse à mesure qu'on se rapproche du pouvoir et qu'on risque de mettre en péril les intérêts des partis en présence. Une voie qu'il faut beaucoup de conviction, beaucoup de volonté pour continuer à suivre, envers et contre tout. Ces qualités-là, Fulvia les possède bien plus que lui-même. Des chemins de l'exil aux marches du trône, leurs existences sont vouées à se séparer et se retrouver bien des fois. Elle restera son inspiratrice, sa force secrète. Mais bien malin qui saurait prédire si dans ce jeu ambigu de l'amour et de l'idéal, du public et du privé, ils ont plus à perdre ou à gagner...

Déjà ambitieux, ce premier roman d'Edith Wharton - resté inédit en français pendant plus de cent ans - commence comme un roman d'apprentissage, se détourne en longue visite désoeuvrée à travers l'Italie décadente du XVIIIe siècle avant de se conclure en roman politique, par une confrontation des idéaux et de la réalité qui ébranlera jusqu'au plus intime de l'homme public. Cette fin, amère, bouleversante et magnifique, rattrape largement les longueurs parfois assez fastidieuses des quelque 300 premières pages, qui ne sont dénuées ni de charme ni d'intérêt, mais prennent un peu trop de temps pour poser le contexte et les personnages, s'enlisent parfois dans des développements érudits assez lourds. Maladresses d'un premier roman, peut-être, qui finit heureusement par trouver ses ailes, dévoile la finesse d'analyse et le pouvoir percutant d'un grand auteur.
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Un an d'expos : 2018

Avec un petit mot sur les expos encore en cours, que j'en profite pour vous recommander !

1. Enquêtes vagabondes, le voyage illustré d'Emile Guimet en Asie - Musée Guimet ♥
Vue le 19 janvier

2. Visiteurs de Versailles - château de Versailles
Vue le 4 février.

3. Théâtre du pouvoir - Petite galerie du musée du Louvre
Vue le 10 mars avec Laure.

4. L'art au service du pouvoir - Atelier Grognard, Rueil.
Vue le 18 juin.

5. Nous les appelons Vikings - au château des ducs de Bretagne, Nantes ♥
Vue le 2 juillet avec Féli

6. Enfers et fantômes d'Asie - Musée du Quai Branly ♥
Vue le 10 juillet avec Audrey

7. Natures sauvages II (Julien Salaud) - château de Rambouillet ♥♥
Vue le 15 août avec Féli

8. Les impressionnistes à Londres. Artistes français en exil - 1870 - 1904 - Petit Palais. ♥
Vue le 26 août avec Cécilia

9. De l'autre côté du miroir. Reflets de collection - musée d'Art et d'archéologie de Valence
Vue le 22 septembre

10. Caravage à Rome. Amis et ennemis - Jacquemart-André, jusqu'au 28 janvier 2019 ♥♥
Vue le 21 octobre avec Laure et Cécilia.
Remise en perspective du Caravage dans la production artistique de son temps, avec des comparaisons très intéressantes et beaucoup de très belles toiles.

11. Henri Edmond Cross, peindre le bonheur - Musée des Impressionnismes de Giverny ♥
Vue le 1er novembre avec Cécilia

12. Gustav Klimt -  Atelier des Lumières ♥
Vue le 4 novembre avec Féli

13. Espèces en voie d'illumination - Jardin des Plantes, jusqu'au 15 janvier 2019 (18h - 23h) ♥♥
Vue le 21 novembre avec Féli.
Balade magique à la nuit tombée. L'ambiance devient parfaitement ensorcelante lorsqu'on entre dans la ménagerie où les bruits des animaux de chair, plongés dans l'ombre, semblent donner vie aux animaux de lumière.

14. Les Nadar, un siècle de photographie - BNF, jusqu'au 3 février 2019 ♥
Vue le 2 décembre avec Laure.
Très intéressante expo pour les amateurs de photographie ancienne. Tout le XIXe siècle en portrait et une plongée dans l'existence mouvementée d'une famille de photographes... qui n'ont pas fait que des portraits et inventés plein de choses !

15. Alphonse Mucha - musée du Luxembourg, jusqu'au 27 janvier 2019 ♥
Vue le 9 décembre avec Féli.
Belle exposition qui permet d'approfondir l'oeuvre de Mucha, dont je connaissais surtout le travail d'affichiste.

16. Meiji, splendeurs du Japon impérial - Musée Guimet, jusqu'au 14 janvier. ♥♥
Vue le 16 décembre avec Audrey.
L'ère Meiji vue par ses arts décoratifs. Une merveille !

17. La Fabrique du luxe. Les marchands merciers parisiens au XVIIIe siècle - Musée Cognacq-Jay, jusqu'au 27 janvier 2019
Vue le 30 décembre.
Petite expo historiquement intéressante sur les marchands d'objets de luxe (meubles, tableaux, bibelots...) au XVIIIe siècle.