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En arrivant en Cotentin

  • Nov. 5th, 2009 at 11:41 PM
Bjorn
C'est un lieu où domine souvent le gris - du ciel, de l'océan et de la roche. Mais un lieu où la couleur - souvent - est nuance, où l'eau prend des reflets d'opale trouble dès que les nuages se crevassent sur un fragment de lumière.

Arrivées de Paris dans l'heure du déjeuner, notre première escale en Cotentin, il y a trois semaines, fut pour Saint Vaast la Hougue... Un port, une presqu'île fortfiée par Vauban... un autre fort, encore, sur une petite île toute proche et une chapelle tournant le dos aux vents marins.



Sur la digue, à côté de la petite chapelle )

Puis, un peu plus au nord, Barfleur - port de pêche, cimetière marin niché autour d'une église à la pierre dentelée, d'où l'on aperçoit au loin le phare de Gatteville.



Le phare de Gatteville lui-même, enfin, sur sa langue de roche étroite... une balade au long de la rive, au long des champs, avec le vent sur le visage comme un baiser et le soleil qui déchire enfin l'horizon, juste au-dessus d'un vieux clocher.



Gatteville, toujours. )

Barbey, Valognes et Don Juan

  • Oct. 31st, 2009 at 10:55 AM
Nijinski

Le week-end avant-dernier, j'étais comme certaines l'ont su dans le Cotentin avec Archea. A côté de Valognes, où nous logions dans un joli manoir de pierres, délicieusement perdu en pleine campagne. Un peu moins délicieusement lorsqu'il a fallu le trouver, ledit manoir, mais passons sur ce détail comico-épique.
Les photos viendront plus tard, vu que je sors à peine le nez de celles de Londres, mais cela me donne l'occasion de revenir sur quelques lectures, influencées par les lieux.

Du Barbey d'Aurevilly, avant tout.
Né il y a presque 201 ans tout rond (un 2 novembre) dans la petite ville proche de Saint Sauveur le Vicomte, élevé en partie à Valognes même, il situe dans la région plusieurs de ses intrigues...

- Une page d'Histoire, tout d'abord. L'histoire d'un inceste entre une soeur et un frère, au temps de Henri IV, dans un vieux château des environs de Cherbourg. Ou plutôt, peut-être, l'histoire d'un fantasme, de la fascination qui accroche le narrateur à cette vieille aventure, dont il ne reste plus que l'écho lointain d'un scandale, quelques murs antiques et un portrait poussiéreux d'une femme trop belle. Une page où l'histoire se nimbe de poésie noire et de rêve...

- Le chevalier des Touches. Que j'avais dû lire il y a longtemps mais que j'avais oublié. Sous la Restauration, un fantôme du passé surgit d'une nuit pluvieuse, et fait rejaillir, dans un salon peuplé de vieux aristocrates désoeuvrés, les souvenirs glorieux, romanesques et cruels, du temps de la guerre des Chouans. Un récit plein de charme où se crée, quoique de manière assez classique, un jeu intéressant sur l'ambiguïté des sexes.

Puis, de Barbey, je suis passé à La nuit de Valognes, d'Eric-Emmanuel Schmitt.
Dans un château de campagne, depuis longtemps inoccupé, sont réunies six femmes. Six victimes de Don Juan, résolues à le juger pour ses crimes - ses séductions, ses faussetés, ses abandons, ses oublis.
Le verdict : lui faire épouser, de force s'il le faut, la plus jeune d'entre elles, la dernière qu'il a séduite.
Dans une nuit d'orage, le séducteur arrive... et peu à peu, les rôles si bien définis se brouillent et la situation se renverse.
Beaucoup d'esprit, d'humour un peu grinçant, puis le sourire va en s'amenuisant, à mesure que se révèle le trouble, l'ambiguïté des personnages. Au final, un beau texte, qui joue avec les éléments du mythe pour en révéler d'autres couleurs.

De cette pièce, enfin, j'enchaînerai... non pas sur Le plus bel amour de Don Juan, de Barbey, mais sur un texte sans doute bien moins connu et beaucoup plus drôle : Une Histoire de Don Juan, de Sir Victor Sawdon Pritchett.
Don Juan, empêché de regagner Seville par une crue du Guadalquivir, est accueilli pour la nuit chez un certain Quintero, veuf inconsolable, dont l'épouse mourut lors de leur nuit de noces... Poussé par une jalousie instinctive, un désir de vengeance envers celui qui a eu toutes les femmes, Quintero offre au séducteur... la chambre nuptiale, où la morte lui rend visite chaque nuit de pleine lune.
Les éléments du mythe - tout particulièrement l'intervention de la mort pour châtier le trompeur - sont repris et détournés avec un art assez jubilatoire, et ce texte, assez court, reste un de mes préférés sur Don Juan.
Il a été publié dans le recueil Nouvelles et contes a propos de Don Juan, une anthologie d'Eric Fisbach publiée chez Alfil éditions en 1993, dans laquelle on retrouve pas mal d'autres petites perles.

Et pour finir, une petite photo d'atmosphère, en clin d'oeil à celle postée il y a quelques jours par [info]ally_ashes ...



Freddie


Jeudi 27 août... encore.
En sortant de Saint James Park, nous nous dirigeons vers les fantaisies néo-gothiques de Sir Charles Barry et du palais de Westminster...



More Westminster under the cut )

La balade se poursuit - dans un décor bien plus moderne - le long de Victoria Street, où nous ne manquons pas de faire un arrêt prolongé chez Accessorize, et déjeunons tardivement de sandwichs sur les bancs d'un square minuscule.
Après un détour dans dans quelques kitschissimes boutiques à touristes, nous gagnons les abords de Buckingham Palace - définitivement trop moche pour mériter photo.

Aux alentours en revanche... )

Sur Trafalgar Square, nous accueille un homme...

... un homme remarquable... )

Quelques photos encore, à la lumière déclinante...





Puis nous profitons des nocturnes du jeudi, pour une dernière visite à la National Portrait Gallery. Visite dont nous passons une bonne partie à nous vautrer de siège en siège et à piquer des fous-rires sur des sujets obscurs : la journée a été bien remplie, et la fatigue commence à sérieusement se faire sentir.

Evidemment, c'est ce soir-là qu'à l'auberge, pommes de terre et carottes mettent une heure à mal cuire entre le micro-ondes vraisemblablement décoratif, et la poêle qui accroche.

Tout aussi évidemment, le lendemain matin, Tara et moi loupons à quelques minutes près notre train (la faute au métro - j'insiste), mais sommes très aimablement replacées côte à côte dans le suivant.
Le voyage se termine de la meilleure manière, par un déjeuner au Sous-Bock avec [info]archea2, venue nous accueillir gare du Nord.

Est-ce nécessaire de préciser que j'ai depuis lors envie de repartir ?!
Bjorn

(Eh non, ce n'est pas fini)

Jeudi 27 août toujours, en sortant de l'expo Waterhouse, nos pas nous portent en direction de St James park...

Organisé autour d'un lac tout en longueur, le plus vieux parc royal de la ville... abrite de drôles d'oiseaux.

 

Ces deux-là n'étaient pas les uniques spécimens de leur espèce, mais nous n'avons pas su ce qui les réunissait en ce lieu sous ce costume.

Palmipèdes, écureuil, Horse Guards et autres photos du parc. )Une pause au pied d'un arbre, non loin d'un parterre de crocus un brin improbable en cette saison, puis nous repartons en direction du Parlement et de Westminster, pour une balade à pieds bien plus longue que prévu, et qui fera l'objet du prochain (et dernier ?) post.



 

Je suis un boulet, mais je me soigne.

  • Oct. 20th, 2009 at 6:08 PM
Yosh

Ou du moins, j'essaie...

C'est en rattrapant mon retard magistral sur ma f-list, cet après-midi que j'ai découvert que :

- On est le 20 octobre et non le 19, j'ai donc loupé l'anniversaire de mon vénérable père.
- J'ai également loupé l'anniversaire d'[info]elwan59, que je connais certes beaucoup moins bien mais quand même.
- J'ai encore plus loupé (et là j'ai vraiment honte) les anniversaires de [info]katoru_87et de [info]meish_kaos

Mille excuses, donc, et joyeux anniversaire en retard à tous trois si vous passez par ici !

Meish, j'ajoute donc un gros noeud et un joli ruban sur ma réponse au kink bloodplay que je viens juste de poster sur [info]le_snackbar ...

Kat, si un drabble te ferait plaisir, tes désirs seront des ordres ! (Sujet, thème, défi, personnages pas seulement potteriens de ton choix)

Elwan... j'aurais même une idée de texte pour toi, que j'espère réussir à sortir un jour... ^^

Bjorn
(Non, non, je n'ai pas encore renoncé à terminer le journal de ce séjour londonien, j'ai juste eu moins de temps ou de neurones à y consacrer, tout le début du mois)

Nous en arrivons donc à notre troisième journée - jeudi 27 août.
Après un petit-déjeuner anglais comme je les aime - oeuf, bacon, saucisse, haricots blancs cuisinés, toasts et thé - dévoré dans un petit snack ne payant pas de mine mais recommandé par je ne sais plus quel guide, nous dirigeons nos pas vers Piccadily Circus...



... d'où nous gagnons la Royal Academy of Art, où se déroule la fameuse exposition Waterhouse, qui me décida plus ou moins de la nécessité absolue de venir à Londres cet été.





J.W. Waterhouse est, avec Gustave Moreau, l'un des peintres dont le travail exerce sur moi le plus de fascination, mais je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de voir ses oeuvres en direct. Cette rétrospective - la plus importante organisée depuis la mort de l'artiste en 1917 - je ne pouvais définitivement pas l'ignorer, et elle fut à la hauteur de mes attentes.

Il serait trop long d'évoquer... ne serait-ce que tous mes coups de coeur, mais quelques uns méritent tout de même une petite place sur cette page :

- Dolce far niente (1879), où une inspiration orientalisante à la Delacroix réoriente déjà le classicisme de ses premiers tableaux.

- St Eulalia (1885) - sensualité splendide et macabre de ce corps nu étendu dans la neige, au coeur d'une marée de cheveux épandus comme du sang.

- The magic Circle (1886) - sauvage et étrange.

- Circe poisoning the sea, (1892), peut-être celui qui me fascine le plus, mais dont aucune reproduction ne réussit à rendre vraiment la richesse des couleurs, le bleu vibrant de la mer, la transparence splendide de ce vert élixir.

- Lamia, (1905), fatale tentatrice tout juste éclose de sa peau de serpent, "Some demon's mistress, or the demon's self..."

- The Danaides (1906), tout particulièrement pour le regard, l'expression de la femme debout à droite, à la limite du tableau.

Et bien, bien d'autres, que vous pourrez trouver sur le site dont j'ai tiré la plupart des liens ci-dessus.

Nous restons là-bas plus de trois heures, indifférentes à la foule, et je ne craque à la sortie de l'expo que pour un joli calendrier, qui en 2010 remplacera d'une touche plus féminine les Dieux du Stade... !

Quelques photos au hasard des rues, entre la Royal Academy et St James Park. )



Freddie

Pas beaucoup de photos, pour cette seconde jounée à Londres, dont nous avons passé une bonne partie à travers les galeries de la Tate Britain.

Musée où nous accueille, en haut des escaliers, Elizabeth Ire - engagée dans un jeu d'échecs maritime contre Philippe II... dont l'Histoire a retenu le dénouement : la défaite de l'Invincible Armada à Gravelines en 1588.
Face à la reine altière, le monarque espagnol semble d'ailleurs déjà un brin défait...




(Ce profil, ce nez, ne vous évoquent-ils pas vaguement quelqu'un, à vous aussi ?!)

Quelques coups de coeur, comme toujours, au hasard des salles  )

Nous sortons du musée bien plus tard que prévu, et nos prévisions d'enchaîner sur l'exposition Waterhouse ne tardent pas à s'évanouir pour de bon, autour d'un déjeuner bien mérité et longuement prolongé, sur Picadilly.
L'après midi s'écoule donc assez tranquillement, entre une descente à la merveilleuse librairie Hatchard's - six étages de bouquins, dans une atmosphère feutrée d'étagères en bois - et un détour beaucoup plus frivole par le Lush de Covent Garden, où une vendeuse espagnole enthousiaste passe un bon quart d'heure à s'extasier sur les vêtements d'Arcadiane.

Le temps pluvieux ne nous incite guère à flâner plus longtemps dans les rues, et nous ne tardons pas à regagner l'auberge.

Epilogue futile de la journée : ces demoiselles dans leurs quartiers (et leurs robes de Camden !) )


Freddie


Mon inspiration ayant un sens des priorités très relatif, c'est l'une de mes dernières commandes que je termine en premier : le drabble d'anniversaire pour[info]jaakublue, laquelle m'avait demandé "quelque chose sur Bellatrix, si possible pas trop triste".

La première clause est respectée, la seconde... je pense aussi... et le résultat est finalement un peu plus long qu'un simple drabble (650 mots environ). J'espère qu'il te plaira !

 

Par ici ! )
Marlène

A la sortie du Musée Sherlock Holmes, nos pas se tournent vers Regent's Park, après un accessoire détour par l'Accessorize repéré à l'aller, et quelques photos de jolies façades...


    

Dans un recoin tranquille du Queen's Mary Garden, un banc au pied d'un massif accueille notre pique-nique. Le vent rabat sur nous en bruine légère l'eau de la fontaine qui nous fait face... les nuages gris s'amoncellent au-dessus de nos têtes... et le dessert s'achève sous les parapluies !
Le temps de rejoindre la cafétéria du parc la plus proche, de commander des boissons chaudes, la pluie s'est arrêté, et l'expédition-refuge se transforme en bain de soleil prolongé sur une terrasse, dont nous mettons bien du temps à nous décoller pour poursuivre à travers le parc, en direction de l'est et de Camden.


Fontaines, fleurs et jeux d'enfants : Regent's Park en images. )

Camden Market, ensuite, s'avère à la hauteur de ce que j'en attendais : une antre de tentations labyrinthique mêlant boutiques et étals de marché, vêtements de tous genres, bijoux, accessoires et objets, dans un parfum entêtant d'encens et de plats épicés, vendus là au milieu.
Tous les styles et tous les prix, une profusion de corsets merveilleux, du gothique stylé et original qui change agréablement des mauvais velours et dentelles tout-en-noir des boutiques françaises...
Même Tara est convaincue, qui se laisse tenter par une robe noire à pois rouges... quand je succombe à une noire à pois blancs, et me laisse aller à imaginer Archea dans une robe-uniforme façon cuir un tantinet fétichiste...

La visite ne fut pas si longue, mais indubitablement intense, et nous en ressortons quelque peu fourbues : un bus (à étage, évidemment) est bienvenu pour nous rapprocher de la British Library, objet de notre dernière visite de la journée.



Le nouveau bâtiment de la British Library - dont les collections étaient auparavant dispersées dans divers dépôts - avec en second plan la statue de Newton par Eduardo Paolozzi, inspirée de William Blake

Sous le cut, encore des photos... et des livres, surtout. )
Marlène

Pour notre première matinée londonienne, nous avons jeté notre dévolu sur le musée Sherlock Holmes envers lequel les guides touristiques se montrent un brin ingrats, mais que m'avait recommandé [info]archea2 ... dont l'opinion me semble curieusement plus digne de confiance.

Bien nous en a pris, car l'endroit est vraiment charmant, malgré l'aspect indubitablement commercial de son principe.

Le 221b Baker Street se situe, de fait, au 239 de la même rue, dans une petite maison toute en hauteur.
Sur la rue, derrière la grande fenêtre verte, se situe la boutique, où mille objets à 'effigie du célèbre détective attendent le visiteur. Nous y découvrons que le haut-de-forme me convient beaucoup mieux que le melon, qui lui-même sied fort bien à Tara. Une édition intégrale illustrée des S.H. tente désespérément de me faire de l'oeil, mais je réussis à ne pas tomber dans ses filets, et à ne ressortir de là qu'avec mon billet d'entrée.

L'entrée dans le musée même se fait par une autre porte, juste à côté, débouchant sur un corridor minuscule et un escalier étroit. Nous pénètrons ici dans la demeure de Holmes et Watson, reconstituée fidèlement d'après les indications des livres...



 

Suite de la visite, en mots et en images )

La suite de la journée au chapitre suivant !

PUB ! Défi collectif sur Autour de RAB

  • Sep. 14th, 2009 at 5:40 PM
HPCover-Snakes

Il court depuis presque une semaine, certaines en ont déjà pris bonne note et il a déjà reçu des participations des plus intéressantes...

... mais, histoire de remettre la chose en tête à qui l'aurait zappée, un petit coup de pub supplémentaire ne sera pas superflu :

L'arbre à drabbles dont vous êtes le jardinier court sur [info]autour_de_rabpour encore trois semaines !

Le principe est simple : un drabble de départ, auquel les participants sont invités à écrire différentes suites en commentaire, chaque suite donnant elle-même lieu à plusieurs suites alternatives, etc.
Chaque suite doit être un drabble de cent mots (+ ou - 5), et les règles détaillées peuvent être trouvées dans le post de lancement.

Toutes les participations sont les bienvenues - ne serait-ce que pour un drabble ou deux : plus les participants sont nombreux, plus la chose peut devenir intéressante, et le système des drabbles ne demande pas un temps fou.

A vos plumes et claviers ^^

Dita is Absolute Pleasure

  • Sep. 10th, 2009 at 9:02 PM
DitaCorset
Hier soir, donc, armée de ma robe londonienne à pois et de mes bottines rétro en velours, j'ai retrouvé [info]archea2devant le Casino de Paris.
Dîner rapide à la terrasse d'un bistrot des alentours, alors que s'écrasent sur le parasol les quelques gouttes de pluie qui menaçaient depuis la fin d'après-midi... serveuse peu francophone consternée par notre demande de détailler le contenu des plateaux de tapas... une petite heure s'écoule avant que nous revenions récupérer nos places, puis nous installer en balcon, sur des rangées de fauteuils rouges enre lesquelles j'ai comme toujours bien du mal à caser mes longues jambes.

La Gentry de Paris Revue peut désormais commencer !

Un spectacle délicieux et varié, entremêlant charme rétro, paillettes kitsch, humour bon enfant, autodérision savoureuse, exotisme décalé, sensualité flamboyante et érotisme raffiné.

Julietta la Doll, Gentry de Paris, Millicent Binks... alternent leurs effeuillages avec des chansons de Piaf.
Une silhouette noire longiligne, aux hanches ceintes d'une ceinture de bananes, exécute en contre jour une danse endiablée. La lumière revient : Joséphine Baker, ce soir, est un jeune homme à la peau caramel, au sourire éclatant, qui sur sa poitrine nue porte les sautoirs de perles bien mieux que bien des femmes.
Et qui nous fait irrésistiblement penser au Blaise Zabini de [info]papotus_sempra .
Chapeau melon, petite moustache, costume trois pièces et bretelles : le numéro de Warren Speed commence comme un gag de Chaplin... et se poursuit en strip-tease désopilant sur un enchainement de musiques improbables, allant de Right Said Fred à AC/DC, en passant par Queen, le Rocky Horror Picture Show et j'en passe.

Mais bien évidemment, de part et d'autre d'un entracte au champagne où le spectacle se prolonge jusque dans les tenues fabuleuses de plusieurs spectatrices, le clou de la soirée est l'exquise Dita von Teese.

Un immense boa de plumes, une cascade éblouissante de strass rouge et argent. Des gestes lents, langoureux, d'une fluidité parfaitement précise.
Accessoirement, le plus spectaculaire épluchage de bas qu'il m'ait été donné de voir...

Un corps presque nu, s'épanouissant dans le calice d'un immense verre de cointreau, dont elle baptise avec panache toute la scène.

Plus tard, concubine chinoise dans un Orient de fantasme, elle s'alanguit contre un mur noir d'où viennent l'enlacer, la caresser, quatre bras anonymes gantés jusqu'au coude de velours rouge sang.

De mon côté, je dois quelque peu me lancer dans une imitation inconsciente du loup de Tex Avery, et ressors de là enchantée et conquise... pour un dessert à la hauteur du reste, à la terrasse d'une brasserie de la place de Clichy.

Mille mercis à Archea, grâce à qui ce vague projet de soirée a fini par se concrétiser, de manière si agréable !

*
Et à côté de cela, j'ai commencé à me relancer dans la chasse aux stages, avec l'intention de me réinscrire à la fac pour obtenir une convention si j'arrive à décrocher une proposition intéressante...
Bjorn

Chapitre 2 : Fin de journée et London by night



A la sortie du British Museum, un début de fatigue nous entraîne sur les bancs proches de Russel Square...



...que nous ne tardons pas à quitter pour explorer les rayons d'une librairie gay du quartier (seconde antre de tentations du séjour), avant de gagner un autre écrin de verdure où nous papotons Papotus en attendant l'heure du dîner.

Un restaurant indien, ce soir-là... où il faut tout de même s'arrêter un instant sur le serveur - assez typiquement le genre de personnage qui croise d'habitude ma route lorsque je me trouve avec

[info]gaenaria, [info]boutentrainet Nath.
Sympathique mais un brin désoeuvré (le restaurant est quasi vide), il tourne autour de notre table comme une âme en peine, avant même que nous ayons fait nos choix...

Saynète en un acte )

En sortant du restaurant, nous partons pour une grande balade à travers rues, en direction d'un lieu désormais mythique... que vous découvrirez en son temps, après ce petit panorama d'images nocturnes...

London by night )

Et enfin, au niveau de Victoria Station, sur une place... nous apparait enfin le Lieu Mythique.


Mythique, du moins, pour ceux qui connaissent Arcadiane et ont suivi cet été ses aventures londoniennes. Les autres risquent sérieusement de s'en battre l'oeil )
Marlène


Londres, c'est déjà fini... Quatre jours aussi bien remplis qu'épuisants, mais avant tout excellents. Quatre jours un peu comme une parenthèse dans le réel, écoulés si vite que je peine encore à les y rattacher...

... Fini ? Oh, tant qu'il reste des photos à reprendre, un journal et des souvenirs à réorganiser, les choses ne sont pas réellement finies ! Et des photos, il va y en avoir. Beaucoup !

Commençons dès aujourd'hui par les premiers chapitres de nos aventures...

*****

Prologue : où l'on se retrouve, s'installe, erre un peu, avant de partir vers d'autres aventures.

*****

En haut d'un escalator, sous les verrières de la gare du Nord, un Pissenlit et une Errante se retrouvent.
Quelques heures, pages et kilomètres plus tard, elles (oui, comme la Mort de Pratchett est masculin, le Pissenlit de cette histoire est féminin) refont leur apparition dans un grand hall de Saint Pancras... où un Arc-en-ciel en robe de dentelle crème et talons-bobine ne tarde pas à les étrangler étreindre d'un câlin gigantesque.
Le temps de se démêler les unes des autres et de retrouver un équilibre individuel approximatif, nos trois héroïnes disparaissent à nouveau dans les profondeurs du métro londonien, pour investir l'auberge élue par l'Arc en ciel.

L'auberge... Il y aurait bien à dire à son sujet.
 

Son décor raffiné )
Sa situation exquise au-dessus de la rue, à quelques mètres d'un carrefour, dont les ronflements de moteurs berçaient nos nuits d'une musique lénifiante.
La cuisine et son lino collant, son évier empli d'une couche géologique de vaisselle sale, ses poêles où les aliments crament sans cuire, ses frigos trop remplis dont le contenu dégringole à chaque ouverture, son manque de chaises, et d'économe, et j'en passe...
Le confort douillet du dortoir, avec ses lits superposés de métal bleu où l'on ne tient assis que plié en trois, sa moquette sale pour seul siège, ses fenêtres à moitié cassées, les toilettes à l'autre bout du bâtiment et la salle de bain un étage plus haut...
Mais j'arrêterai là cette description, dont l'apparence un chouïa apocalyptique risque encore de me faire passer pour une fille-à-papa râleuse et foncièrement pas d'jeuns dans l'âme (ce que je ne suis nullement - ha ha), et qui ne rend pas hommage au fait que, en bonne compagnie, nous avons passé dans ce cadre un peu bancal de fort bons moments !

Une fois le dortoir investi et les valises déposées, nos trois héroïnes partent à la recherche d'un déjeuner. Expérimentent au passage les subtilités du sens de l'orientation d'Arca, et après un détour peu utile dans des rues résidentielles atteintes de gémellité décadente, finissent dans une supérette puis à la cuisine de l'auberge.

L'après-midi est déjà bien entamée lorsqu'elles reprennent le métro en direction du British Museum... qui comme tous les musée du monde ferme évidemment bien trop tôt.
Au résultat, une visite aussi passionante que frustrante... dont le prochain chapitre vous offrira quelques échos et images...

 

Chapitre 1 : Le British Museum. )


 

Dernières photos du Jura

  • Aug. 22nd, 2009 at 5:56 PM
Nijinski

Les Planches en Montagne, dernière étape de notre balade jurassienne de juillet... avait déjà fait l'objet d'un post-photo sur ce Live Journal, il y a plus d'un an et demie.
Un post hivernal, dans une toute autre ambiance que cette nouvelle série de photos, malgré la récurrence des eaux bouillonantes dans leur fourreau de pierre abrupte.

En remontant les cascades de la Langouette )

Je m'étais  d'en finir avec le Jura avant de partir à Londres : voilà qui est fait !

Hmm. Je suppose que 18h 20 est un peu tôt pour aller me coucher, quand même ?

Gus

  • Aug. 22nd, 2009 at 3:51 PM
Freddie

Hier soir... ma femme a été vaincue par l'Absolu Pouvoir de Séduction de mes Chaussures Roses. Ha !

Hier soir... nous avons regardé My Own Private Idaho, de Gus van Sant, qui est venu se glisser entre Last Days et Even Cow Girls get the Blues à la tête de mes films préférés de ce réalisateur.
Gus van Sant, je n'en ai jamais parlé ici, je crois. Je suis loin d'avoir vu toutes ses oeuvres, mais je l'aime, énormément, et il sait à chaque fois me fasciner. Quoique ce terme soit bien faible pour décrire l'impact qu'a pu avoir sur moi un film comme Last Days...

Dans ce trio de tête, chez lui en général, j'aime le décalage total des situations, des dialogues, des personnages... L'humour loufoque en frère jumeau du drame. La folie sous-jacente et le sens de l'absurde - un absurde sous lequel se profile l'existentiel.
Le perte des repères, des limites... La fuite en avant, vers la vie ou la mort. Construction ou destruction. Sens ou non-sens. Souvent les deux à la fois, étroitement liés, l'un créant l'autre...
Et puis... l'esthétisme des images, le poids donné à la musique et le choix même de celle-ci...

Et des scènes en écho restent accrochées au fond de la tête - longtemps, quasi indélébiles, comme cette Lettre à Elise jouée  par un gamin au visage doux, qui demain commettra un massacre...



*

Les dernières photos du Jura arriveront dans un prochain post - si je parviens à ne pas m'endormir sur mon clavier entre temps.


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ValEpee
mais non, lesdites chaussures ne sont pas du tout trop raffinées pour ça, voyons XD) Bon, le chant Death n'a jamais été ce à quoi j'accroche le plus, mais Merlin, que j'adore les musiques de ce groupe !




Et puisqu'on parle de chaussures, ma prochaine folie en la matière a de fortes chances d'être une paire de talons aiguille de chez New Look. La séance d'essai hier fut convaincante...

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Le Jura toujours

  • Aug. 17th, 2009 at 11:17 AM
Nijinski

Mais non, vous n'en avez pas ras-le-bol, du Jura ! Et puis je varie les plaisirs... un peu.

Ce matin, noussommes à nouveau en France, et nous nous baladons autour du Fort de Joux...



Construit au Moyen Age, amélioré par Vauban puis par Joffre, il emprisonna dans ses cellules Toussain Louverture et Mirabeau... Mais aussi Berthe de Joux, épouse d'un seigneur des lieux, qui eut le malheur de croire son mari mort aux croisades et de se consoler dans les bras d'un autre... et passa douze ans dans un cachot d'1m 2, dont l'aimable époux ne la sortait que pour aller contempler le corps pendu de son amant.

Balade sur la montagne dominant le château )

Je vous épargnerai les photos de pâturages montagnards et de vaches, qui aussi charmantes soient-elles, ne brillent pas par l'originalité...
... Pardon ? Une petite, quand même, pour la route ?

Allez, hop ! Pour la couleur locale... )

Mais retournons maintenant vers notre hôtel, perdu près d'une ferme en remontant vers la frontière suisse, au bout de quelques kilomètres de petite route à travers champs.

Moins pour l'hôtel lui-même (dont je vous donne quand même un aperçu), que pour quelques jolis ciels de fin de journée, photographiés depuis le jardin, après le dîner... )

Pour qui cherche un coin tranquille, confortable, chaleureux, où l'on mange bien (et où il y a le wi-fi !), le tout pour un pris raisonnable, cet hôtel est absolument parfait...

Enfin, petite note rapide sur un bouquin que je viens de finir : Le bal des vipères, d'Horacio Castellanos Moya.
Un livre assez bizarre, mais qui m'a beaucoup plu ; sorte d'aventure psychotico-initiatico-fantastique mêlée de  roman policier, où dans un pays d'Amérique Latine, un jeune sociologue au chômage se transforme en un clochard habitant une vieille Chevrolet déglinguée, est adopté par quatre vipères exquises et meurtrières, et part règler les comptes de son alter-ego... non sans semer la panique à travers toute la ville. (Et où, accessoirement, on retrouve une journaliste aux dents longues répondant au doux prénom de Rita ^^)

Si je veux avoir le temps de manger, aller à Paris, changer mes dollars en livres sterling, bosser un peu à Beaubourg, et retrouver [info]archea2  à 17h, il faudrait peut-être que je songe à aller me préparer...
(Ah, oui, bonne nouvelle, j'ai retrouvé les 120 $ que je savais avoir rapporté de Califormie : je n'aurai pas à vendre mon corps à [info]arcadiane  pour me nourrir, à Londres !)

Tarantino, mon amour !

  • Aug. 14th, 2009 at 11:59 PM
Aleksi
J'ai croisé l'affiche ce matin même en sortant de ma tanière... et ça m'a rappelé qu'il faut absolument que je voie ce film avant de partir à Londres !

Abi, tu rentres le 22, c'est bien ça ? Le 23, un ciné, ça te dit ?!
Kali, intéressée ?





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Retour au Jura : le lac de Neuchâtel

  • Aug. 13th, 2009 at 11:45 PM
SamaelBlackeri

Petite balade dans le Jura Suisse, ce soir, avec les photos du lac de Neuchâtel, prises il y a déjà plus d'un mois... sous un ciel pas exactement estival, mais superbe.



Vers la suite des photos )

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